Ludwig Tieck

Ludwig Tieck est un écrivain allemand qui a énormément contribué au développement du romantisme. Né en 1773 à Berlin, il vit à l’époque des personnages les plus importants du romantisme, mais au contraire de la plus part d’entre eux il vit une longue et tranquille existence, ce qui en fait un des romantiques les plus actifs et productifs. Pendant sa jeunesse il étudie la littérature ancienne et moderne, l’histoire et la philosophie. Son œuvre se distingue pour son originalité, sa musicalité et son imagination par rapport à tous les autres artistes romantiques. Homme de lettre dans tous les sens, il écrit des comédies, des contes (comme Amour et Magie de 1811 ou Eckbert le Blond de 1797), des nouvelles (notamment le cycle de nouvelles écrit de 1820 à 1840), il s’occupe de théâtre et de traductions ainsi que de critique. Il est également auteur d’écrits de voyages, inspirés par ses nombreux déplacements en Europe avec son cher ami Wackenroder.

Tieck anticipe certains concepts de la psychanalyse dans ses ouvres souvent énigmatiques, en particulier de l’idée de subconscient et la recherche d’identité. Il vit à Iéna autour de 1800, c’est à ce moment-là qu’il se lie au groupe d’artistes qui sera connu comme le cercle d’Iéna : Novalis, Schelling, Brentano, Fichte et les frères Schlegel.

Tieck est connu en époque moderne surtout grâce à son genre du conte fantastique, qui a apporté quelque chose de nouveau au romantisme. Une bonne partie de ses contes sont recueillis dans Phantasus, de 1812-1816, et parmi ses œuvres les plus importantes l’on peut citer Volksmärchen von Peter Lebrecht (1797), Romantische Dichtungen (1800), Le Runenberg (1802), Altenglisches Theater (1811).