
L’on peut considérer Johann Christoph Friedrich von Schiller parmi les plus importants poètes, dramaturges historiens et philosophes de son époque, spécialement pour ce qui concerne l’esthétique. Son ouvrage le plus important à ce sujet est Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme, de 1795.
Schiller nait en Allemagne à Marbach am Neckar en 1759. Il commence ses études en droit et médecine. Sa première œuvre de théâtre, Les Brigands, est publiée en 1781 et représentée en 1782 au théâtre de Mannheim, pendant le service de Schiller pour le duc de Württemberg. Étant parti pour Mannheim sans autorisation du duc, le jeune est arrêté et après son évasion il passera quelques années dans la clandestinité.
Ses premières œuvres sont d’inspiration dramatique et veulent promouvoir la liberté de l’homme, ce qui les approche du mouvement « Sturm und Drang », qui précède le Romantisme allemand.
Grace à Goethe le jeune Schiller peut enseigner Histoire et Philosophie à l’université d’Iéna, qui porte aujourd’hui son nom. Pour citer quelques-unes de ses œuvres les plus connues et importantes, en 1787 il publie Marie Stuart, en 1793 l’Histoire de la guerre des Trente Ans et en 1804 Guillaume Tell.
La poétique de Schiller a comme base la pensée de Kant et la Critique de la faculté de juger en particulier. Schiller établi ainsi la nécessité esthétique de donner une base objective à ce que l’on considère « beau ». Pour Schiller l’art e le Beau représentent la plus grande liberté de l’homme.
Il meurt en 1805 à cause d’une tuberculose, laissant de nombreux chefs d’œuvre qui inspireront de grands musiciens et qui seront adaptés en musique, par exemple Les Brigands par Verdi , Marie Stuart par Donizetti ou encore l’Hymne à la joie par Beethoven.